«Tant que l’homme se nourrira de chair animale, et martyrisera les animaux, restera en lui quelque chose de sauvage, aussi il ne connaîtra ni la santé, ni la paix.»
Victor Hugo, végétarien
«Rien ne saurait profiter à la santé humaine et favoriser la persistance de la vie sur terre autant que l'évolution vers le végétarisme.»
Albert Einstein, végétarien
« J’ai très tôt renoncé à la viande et un jour viendra où les hommes tels que moi proscriront le meurtre des animaux comme ils proscrivent aujourd’hui le meurtre de leurs semblables. »
Léonard de Vinci, végétarien
«On peut juger de la grandeur et du degré d'évolution morale d'une nation à la façon dont elle traite les animaux. Je ne crois pas que la viande nous soit nécessaire; je pense que la viande ne convient pas à notre espèce. Nous faisons erreur en copiant le monde inférieur, si nous lui sommes supérieurs. La seule façon de vivre consiste à laisser vivre.»
Ghandi, végétarien
Viande Antibiotiques – Viande = Danger !
VIANDES : APRÈS LES HORMONES, LES ANTIBIOTIQUES
Dans les élevages, les antibiotiques ont trois usages : curatif, préventif et additif. Ils servent tout d’abord à soigner les animaux malades. Ainsi une vache souffrant d’une mammite (infection du pis) doit être traitée avec un antibiotique, prescrit par un vétérinaire. Ensuite, les antibiotiques sont utilisés de façon préventive. Lorsque dans un élevage , quelques individus meurent d’une infection bactérienne contagieuse , le vétérinaire traite tous les autres animaux aux antibiotiques. Enfin, et c’est là le nœud du problème, des antibiotiques sont ajoutés en doses très faibles aux aliments des animaux sains. Ce sont des additifs alimentaires , utilisés le plus légalement du monde comme facteurs de croissance. En France, pratiquement tous les cochons tous les dindons , tous les veaux, deux poulets sur trois, et un tiers des bovins à viande reçoivent des aliments supplémentés par des additifs antibiotiques. Seul les élevages répondant aux critères de l’agriculture biologique et les productions sous label n’utilisent pas des additifs. Dans d’autres pays, ils sont peu utilisés (Finlande) ou même pas du tout (Suède). Ces additifs sont des produits étonnants : les animaux qui en reçoivent ont besoin de manger moins pour produire autant :l’indice de consommation s’améliore de 3 à 12%. Cette économie d’ aliment représente à peu près le revenu de l’éleveur. De plus , les animaux croissent un peu plus vite ( le gain quotidien moyen augmente de 3 à9 %), et les lots d’animaux sont plus homogènes. Pourquoi ? Il semble que ces petites doses d’antibiotiques inhibent le métabolisme de la flore bactérienne intestinale des animaux. Ces bactéries consomment moins de nutriments (acides aminés) et produisent moins de molécules toxiques (ammoniaques et amines).L’animal gagne donc sur les deux tableaux , nutrition et toxicité. L’éleveur y gagne au niveau financier.
Cependant les bactéries des animaux, comme celles des hommes, apprennent à résister aux antibiotiques. Pourquoi ? Il existe un gène qui code la résistance à un antibiotique et celui ci est souvent associé à d’autres gènes de résistance sur des petites molécules d’ADN indépendantes, appelées plasmides. On à ainsi trouvé au Japon un plasmide portant , avec la résistance au carbadox (un additif), la résistance à six autres antibiotiques. L’utilisation des antibiotiques , mêmes différents de ceux utilisés en médecine humaine, peut donc malgré tout favoriser l’émergence d’une résistance contre ceux-ci. Le second problème , c’est qu’on utilise désormais en médecine humaine des molécules nouvelles très proches de ces additifs. Les nouvelles molécules sont nécessaires car les traitement ont favorisés l’apparition de bactéries qui résistent à pratiquement tout, dans les hôpitaux notamment.
On comprend bien qu’il y a un danger réel à partir du moment où les gènes de résistance peuvent passer des animaux aux hommes .Or ce passage est pratiquement démontré dans le cas de la résistance à une certaine catégorie d’antibiotiques, les fluoroquinolones. Comment les gènes de résistance peuvent-ils passer d’une flore bactérienne à une autre ? .Essentiellement par le biais de la chaîne alimentaire. Un grand nombre de bactéries dont les entérobactéries, et notamment E.coli, prolifèrent dans le tube digestif des vertébrés, et se retrouvent dans leurs excréments, pour ensuite contaminer les eaux usées, les sols, et éventuellement nos assiettes pour peu que les mesures d’hygiène les plus strictes ne soient pas respectées. Un deuxième mode de contamination est la contamination directe. Des bactéries présentes dans la viande ou les œufs peuvent survivre à la cuisson ( surtout si celle-ci est incomplète), et parvenir jusqu’à notre tube digestif. Elles y survivront éventuellement quelques temps, voire s’y développeront (c’est l’origine des infections alimentaires, comme les gastro-entérites par exemple). Même si le phénomène est rare, il existe un risque non négligeable à l’échelle de la population. Une fois en contact avec les autres bactéries du tube digestif, elles peuvent leur transmettre le gène de résistance. Les végétaux sont également contaminés, via les fèces animales et humaines.
Un autre facteur d’apparition de résistance chez l’homme est lié aux antibiotiques eux-mêmes, et non plus aux bactéries. Ils peuvent en effet laisser des résidus dans la viande ou le lait : une petite partie du produit donné à l’animal passe alors dans l’assiette du consommateur. Les résidus, s’ils conservaient au moins une partie de leur activité, pourraient exercer une pression de sélection et favoriser l’émergence de résistances.
Toutefois lors d’un traitement vétérinaire, la dose thérapeutique est plus élevée et l’antibiotique est d’avantage absorbé. Il existe donc dans ce cas un délai d’attente légal avant abattage. Si celui-ci n’est pas respecté, il reste des résidus dans la viande. Pour le lait, les coopératives surveillent de très près les résidus antibiotiques.
En résumé et en réalité , il est pourtant possible de se passer des additifs, puisqu’ils ne sont pas indispensables à la croissance des animaux, contrairement aux vitamines ou aux oligoéléments. Les Suédois ont ainsi interdit tous les additifs en 1986, mais la consommation d’antibiotiques vétérinaires a beaucoup augmenté les années suivantes : plus souvent malades, les animaux devaient être davantage soignés. Mais si les additifs étaient interdits à tous les éleveurs européens, le prix de la viande augmenterait sans doute de 5 à 10%. Ce serait alors les consommateurs qui en supporteraient les frais.
Bactéries résistantes aux antibiotiques dans la viande : le BfR tire la sonnette d'alarme
L'institut fédéral d'évaluation des risques (Bundesintitut für Risikobewertung - BfR) publie un troisième rapport intermédiaire dans le cadre du projet de recherches sanitaires ouvert en 1999 : "Recensement des propriétés phénotypiques et génotypiques de résistance sur des isolats de Salmonelle et d'Escherichia coli d'origine animale, en provenance de produits d'alimentation humaine et animale et de l'environnement".
L'institut fédéral d'évaluation des risques (Bundesintitut für Risikobewertung - BfR) publie un troisième rapport intermédiaire dans le cadre du projet de recherches sanitaires ouvert en 1999 : "Recensement des propriétés phénotypiques et génotypiques de résistance sur des isolats de Salmonelle et d'Escherichia coli d'origine animale, en provenance de produits d'alimentation humaine et animale et de l'environnement". Ces deux germes pathogènes sont inducteurs de zoonoses, maladies animales transmissibles à l'homme. La conclusion des observations est alarmante : le taux de bactéries présentant des résistances aux antibiotiques dans la viande porcine, bovine et aviaire est toujours trop élevé. Deux tendances contradictoires ont pu être observées : Le pourcentage global de germes de salmonelle résistants à un seul antibiotique a significativement diminué. La proportion de salmonelles multirésistantes a seulement légèrement décru dans la viande de boeuf et de porc, et a augmenté de manière minime dans la viande aviaire. Parallèlement, le taux de germes de Salmonelle et d'Escherichia coli résistants à la quinolone a connu une forte hausse dans la viande aviaire. Ce phénomène est conséquent au traitement largement répandu des élevages de volatiles aux fluoroquinolones, censé limiter la propagation des maladies. Il est d'autant plus inquiétant que les antibiotiques de la famille des quinolones sont utilisés en médecine humaine dans le traitement de maladies infectieuses graves. Les inquiétudes des chercheurs sont aussi renforcées par la proportion de germes résistants à cinq antibiotiques ou plus, qui atteint 90% des germes présentant une résistance dans les viandes bovines et porcines, et cela pour les deux types de bactéries étudiées. Les vecteurs de ces résistances sont les "intégrons", matériels génétiques très mobiles, qui agissent comme "taxi génétique". Ils ont la capacité de transporter les gènes de résistances d'une bactérie à une autre, aussi bien dans la même espèce (transport horizontal) qu'entre deux bactéries d'espèces différentes (transport ... vertical). Les gènes de résistances aux antibiotiques pourraient donc être transmis par cet intermédiaire aux bactéries encore sensibles tout comme à d'autres agents pathogènes.
Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 139 du 16/04/2003 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
Lapins élevés pour la viande : record de consommation d'antibiotiques ! http://www.l214.com/communications/lapins-antibiotiques L'AFSSA vient de rendre public son rapport sur la consommation des médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2007 (1). Le tonnage d'antibiotiques a augmenté de près de 7% par rapport à l'année précédente, ce qui représente 1348 tonnes d'antibiotiques. Plus de 93% de ces antibiotiques sont utilisés pour les animaux d'élevage. En proportion, les plus gros consommateurs d'antibiotiques sont les lapins de chair. Pour une production de viande équivalente, il faut 7 fois plus d'antibiotiques pour l'élevage cunicole que pour l'élevage porcin et 32 fois plus que pour l'élevage de volailles ! (2)
Antibiorésistance :
Le 4 janvier dernier, une alerte a été donnée au CHU de Caen après la découverte d'une bactérie résistante à la plupart des antibiotiques. Deux services ont été fermés pendant un mois pour éviter la propagation de la bactérie. Ces dernières années, les alertes se sont multipliées : Clermont Ferrand, Paris, Lille, Strasbourg, Nancy. (3)
La France détient le record du taux d'antibiorésistance (4). La lutte contre les problèmes de résistance des bactéries aux antibiotiques est une priorité concernant la santé animale et la santé humaine. Elevage intensif en général et élevage cunicole en particulier
La viande de lapin représente entre 1 et 2% de la consommation totale de viande en France, contre 27% et 50% respectivement pour la viande de volaille et la viande de porc. L'élevage cunicole consomme 10,35% des antibiotiques vendus en France pour des usages vétérinaires contre 11,12% et 51,86% respectivement pour l'élevage de volailles et l'élevage porcin. L'élevage intensif est le principal consommateur de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques. L'élevage en claustration totale où les animaux vivent dans une très grande promiscuité nécessite l'apport quasi systématique de médicaments. L'élevage professionnel de lapins est un exemple symptomatique de ce que la France peut faire de pire en matière de modes d'élevage. (5)
La responsabilité du gouvernement :
Malgré tout, le gouvernement français, par l’intermédiaire de son ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, a décidé de venir en aide aux producteurs de lapins. En 2007, ceux-ci ont reçu 1 million d’euros, attribués pour moitié à l’élevage et pour moitié aux abattoirs. (6) Dernièrement, une enveloppe de 395.000 euros a été octroyée, ceci sans compter les aides émanant des collectivités locales. (7)
L214 s’insurge contre ces mesures qui ne font que pérenniser et encourager un élevage non éthique à tous points de vue. Les élevages intensifs hors sol en vigueur dans la quasi-totalité de la filière cunicole française, outre l’utilisation d’antibiotiques, engendrent des souffrances incessantes pour les animaux, de leur naissance jusqu’à l’abattoir.
Sources: (1) A. Chevance et G. Moulin, « Suivi des ventes de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2007 », AFSSA-ANMV, février 2009, rendu public le 26 mars 2009. Sources : http://www.anmv.afssa.fr/Documents%202009/RapportATB2007Final.pdf (2) L'élevage cunicole consomme 10,35% des antibiotiques pour une production de 53 900 tec (tonnes équivalent carcasse), l'élevage porcin consomme 51,86% des antibiotiques pour 2 085 400 tec et l'élevage de volailles consomme 11,12% des antibiotiques pour 1 250 000 tec. Source : rapport de l'AFSSA précité et Office de l'élevage. (3) Christophe Labbé et Olivia Recasens, « Chu de caen - Les bactéries jouent les rebelles », Le Point, 15 janvier 2009. (4) Les antibiotiques font de la résistance (JT 12/13 le 03/02/2009) (5) Dossier sur l'élevage cunicole Sur les maladies et la mortalité dans les élevages cunicoles Sur l'élevage cunicole et l'environnement (6) « Lapins / Hausse des coûts, baisse des prix de vente - La filière cunicole en grande difficulté », Paysan Breton, 22 février 2008. (7) « En visite en Vendée, le ministre de l'Agriculture promet de nouvelles aides aux éleveurs de lapins », Sud Ouest, au fil de l'info, 13 février 2009
Viande = Danger!
Comment augmenter votre pouvoir d'achat et avoir une alimentation plus équilibrée ?
Cher futur gagnant de la santé et du pouvoir d’achat
Pensiez-vous qu'un repas sans viande est un repas austère ?
Détrompez vous et apprenez la cuisine sans viande.
Facile à préparer, ces repas régaleront et étonneront aussi bien votre famille que vos invités.
En outre, ils sont meilleurs pour la santé, et soulagent votre budget.
Vous avez toujours rêvé d’améliorer votre santé et votre pouvoir d’achat, mais comme beaucoup de personnes vous avez appris que seule la viande permet de se nourrir convenablement.
La viande coûte cher aux ménages, mais aussi à la communauté. Elle représente en effet 40 % du budget alimentaire familial. De plus la transformation d’une protéine végétale en une protéine animale est un véritable gaspillage d’énergie.
N’oublions pas qu’avec un bœuf, il est possible de réaliser 1500 repas, alors qu’avec les protéines qui ont servi à nourrir le bœuf, on aurait pu préparer 18000 repas … Et si l'on réduisait notre consommation de viande de 10%, nous pourrions sauver plusieurs millions de personnes de la malnutrition.
Ce que vous devez savoir sur l’alimentation par la viande :
Une alimentation sans viande permet d'économiser facilement 40 % des coûts de votre alimentation tout en améliorant votre santé grâce à un régime sans graisse animale
De manière générale, la consommation de viande et de sous produits animaux est excessive dans notre pays et dans la plupart des pays développés. Il y a un siècle, la consommation de viande était de 50 grammes par personne et par jour. Nous en mangeons aujourd’hui près de 300 g. Or un régime hyper carné peut avoir des conséquences graves pour la santé. Consommer 300 g de viande par jour revient à absorber 70 à 80 g de graisses animales saturées favorables au cancer et représente 300 à 700 mg de cholestérol selon les morceaux choisis.
Il est aujourd’hui établi que tout de suite après les excès de tabac et d’alcool réunis, la surconsommation de produits carnés est le 2eme facteur de mortalité élevée. Limiter notre consommation de viande préserverait donc la santé et, d’après une étude de OMS, pourrait améliorer notre espérance de vie en bonne santé.
Les graisses animales contiennent une importante quantité d’acides gras saturés. Ce sont souvent des graisses cachés que nous consommons sans nous en rendre compte, dans les charcuteries, viandes de porc, de mouton, et certains morceaux de bœuf.
Idée de repas sans viande: Champignons farcis Sarrasin à la crème de laitue Gratin de poires
La viande est un aliment pauvre en vitamines, exceptée la vitamine B12 ; elle est également pauvre en glucide et dépourvue de fibres alimentaires, tellement importantes pour la transit intestinal. La viande étant déjà des végétaux transformés par des animaux en chair comestible, elle entre plus vite en putréfaction et sécrète donc des toxines néfastes pour notre santé.
L’intestin des carnivores est court afin d’évacuer rapidement du corps ces viandes en putréfaction; or l’intestin de l’être humain est long; donc en mangeant de la viande nous conservons trop longtemps dans notre corps des éléments en voie de putréfaction qui libèrent des toxines dans notre organisme.
Ce que vous devez savoir sur l’industrie de la viande :
La viande des animaux en élevage intensif est toxique. Elle contient en effet souvent les substances suivantes :
* résidus de traitements phytosanitaires (pesticides), * engrais chimiques (utilisés pour la production des aliments du bétail) * antibiotiques, * vaccins, * tranquillisants, * anti-parasitaires, * OGM (organismes génétiquement modifiés), * hormones de croissance.
Toutes ces substances se retrouvent à des degrés divers dans la chair des animaux qui est ensuite absorbée par les consommateurs.
De plus en plus de médecins et nutritionnistes pensent aujourd’hui que la viande n’est plus un bon aliment pour la santé.
Modifier son alimentation sans se ruiner
Régime sans viande :
Contrairement au régime végétalien, le régime sans viande n'exclut pas les protéines animales (oeufs, poisson...)
Trop de viande rouge double le risque de cancer colorectal
Les résultats de cette étude ne vont pas dans le sens d’une réhabilitation de la viande rouge. En effet, ils montrent que les plus grands consommateurs de viande rouge voient leur risque de cancer colorectal augmenter de 50%.
La modernisation de notre mode de vie s'est accompagnée d'erreurs alimentaires, lesquelles, au même titre que la sédentarité, sont accusées de contribuer à l'épidémie d'obésité et à ses complications. On le dit et on le répète, nous mangeons trop de produits gras (viandes grasses, plat cuisinés, beurre, margarine, viennoiseries…) et pas assez de poisson, de fruits, de légumes et de féculents (pain, riz complet…). C'est ainsi que la viande rouge a particulièrement mauvaise réputation, car riche en acides gras saturés, lesquels sont réputés pour être néfastes à notre santé.
Sans parler de la vache folle, la viande a souvent été accusée de représenter un facteur favorisant de nombreuses pathologies (cancers, maladies cardiovasculaires, polyarthrite rhumatoïde…). Une nouvelle publication renforce ces accusations.
Cette étude a porté sur une population de 150.000 adultes âgés en moyenne de 63 ans. Après avoir recueilli, à l’aide de questionnaires, des informations portant sur leurs habitudes alimentaires, leurs dépenses physiques ou leurs antécédents, les auteurs constatent que les plus grands mangeurs de viande rouge en consomment dix fois plus que les plus petits consommateurs, et les femmes 17 fois plus. Entre 1982, date à laquelle cet essai a débuté, et 1992, 1.667 cancers colorectaux ont été dépistés. Les patients qui ont été considérés comme les plus gros consommateurs de viande rouge en début et en fin d’étude, présentaient un risque de cancer colorectal deux fois plus élevé. Inversement, ceux qui mangeaient le plus de poisson et de poulet, diminuaient ce risque de 23 à 30%. Cette chute du risque n’a cependant été observée que pour le cancer du côlon.
Dr Philippe Presles, adapté par C. De Kock, journaliste santé 08/02/2005 Thun C.A. et coll., JAMA, 293 : 172-193, 233-234, 2005.
Mais qu’est-ce qui la rend néfaste pour notre santé?
Selon la méthode de production, la viande rouge peut être nuisible pour l’environnement et contenir toutes sortes de composés que nous ne voulons pas dans notre assiette, notamment des hormones et des antibiotiques. Par exemple, on insère très fréquemment un implant de progestérone chez des veaux dits de lait pour les faire engraisser rapidement. De plus, ces bêtes sont nourries avec des moulées enrichies d’antibiotiques (particulièrement la tétracycline) pour les rendre anémiques et produire une viande plus blanche. Ces pratiques, même si, officiellement, elles ne sont plus supposées avoir cours, existent toujours.
Revenons à la viande rouge en général et à la viande de bœuf en particulier. Trois aspects de la viande peuvent expliquer son effet nocif sur la santé à long terme.
1- la nature des protéines
2- le type de gras
3- le contenu en fer
Nature des protéines
Typiquement, les protéines de viande rouge contiennent plus de cystéine (et cystine) et moins d’arginine que les protéines végétales.
Si la diète est basée principalement sur la viande rouge et ne contient pas assez de protéines végétales ni assez d’antioxydants, le surplus de cystéine peut être impliqué dans la production d’un déchet métabolique nommé : homocystéine. L’homocystéine est normalement éliminée rapidement ou recyclée. Lorsqu’elle est produite en trop grande quantité, elle s’accumule dans le sang. Un taux d’homocystéine élevé est associé à plusieurs maladies chroniques: maladies cardiovasculaires, ostéoporose, maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, etc.
Type de gras
La viande de bœuf, en particulier celle du bœuf soumis aux procédures d’élevage industrielles (consommant des moulées à base de maïs), à un profil d’acides gras déséquilibré. Cette viande est très riche en gras saturés et surtout en gras oméga 6 (dont l’acide arachidonique - AA), mais contient très peu d’oméga 3. Certaines méthodes de production peuvent corriger ce fait, mais règle générale, la viande accessible en épicerie n’a pas bénéficiée de ces méthodes parce qu’elles coûtent plus cher. Le AA est le pendant oméga 6 du EPA (oméga 3 du poisson). Alors que le EPA est considéré comme anti-inflammatoire et anti-athérogène, le AA est pro inflammatoire et pro-athérogène. Cet oméga 6 est l’un des principaux coupables alimentaires dans le développement des maladies cardiovasculaires.
N’oublions pas le cholestérol alimentaire !
References :
1. Williams PG. Nutritional composition of red meat. University of Wellington, Faculty of Health & Behavioural Sciences -2007
2. Li D, Siriamornpun S, Wahlqvist ML, Mann NJ, Sinclair AJ. Lean meat and heart health. Asia Pac J Clin Nutr. 2005;14(2):113-9.
3. Wood RJ. The iron-heart disease connection: is it dead or just hiding? Ageing Res Rev. 2004 Jul; 3(3):355-67.
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