L’ANIMAL ET L’INTELLIGENCE
La plupart des gens refusent de reconnaître aux animaux des sentiments ou une forme d’intelligence. Selon eux, les animaux ne seraient que des objets, servant de nourriture, pour la plupart, et ne posséderaient qu’un instinct hérité à la naissance.
Qu’est-ce que l’intelligence : Le premier critère pour reconnaître, à un être vivant, une forme d’intelligence est sa capacité de penser par lui-même, d’éprouver des sentiments et d’être conscient de sa condition. Un animal peut-il penser et être conscient de sa condition? Peut-il éprouver des sentiments et des émotions semblables aux nôtres?
Observons les animaux : Quelqu’un qui a vu une chienne nourrir ses chiots, peut-il douter de l’amour maternel de la chienne pour ses petits? Quelqu’un qui a entendu les cris stridents d’un oiseau poursuivi par un chat, peut-il douter de son effroi? Quelqu’un qui a vu un chien bondir sur son maître à son retour, peut-il douter de sa joie et de son affection pour son maître?
Alors, qu’est-ce que l’amour maternel, la peur, la joie et l’affection, si ce n’est l’existence d’une conscience et la capacité d’éprouver des sentiments?
La reconnaissance de concepts abstraits : Certains animaux, plus proches de l’homme, dont le chimpanzé (95% du génome humain), sont capables de former des images mentales et de reconnaître des concepts abstraits, comme des formes et des couleurs. Ils sont même sensibles à la beauté, ce qui est une preuve évidente d’une forme d’intelligence. On a vu des bandes de chimpanzés rester pantois d’admiration devant un coucher de soleil.
Des spécialistes du comportement animal, ont découvert qu’il n’existe pas de différence entre certaines activités psychiques d’animaux, tels le dauphin et le chimpanzé, et celles de l’homme. Les animaux semblent donc posséder une conscience primaire. La seule différence avec l’homme, est qu’il est douteux que les animaux possèdent la conscience de soi, qu’on appelle la conscience réflexive. On ne verra pas un animal raconter sa vie, par exemple.
On peut donc considérer que les animaux sont doués d’un principe de conscience (qu’il soit réfléchi ou pas) et que leur désir d’éviter la souffrance et de rechercher le bonheur est aussi légitime que le nôtre. Utiliser les animaux à notre profit, en faisant fi de leurs souffrances, revient à imposer la loi du plus fort et est tout à fait inacceptable sur le plan de l’éthique.
Il existe des lois protégeant les animaux, mais selon les termes de ces lois, les animaux ne sont que des objets ou des ‘’produits agricoles’’ (termes utilisés par la Commission européenne). Aucun concept de ‘’droit’’ des animaux n’apparaît nulle part, pas même celui du droit à la vie.
Les animaux sont des êtres pensants; ils ont des sentiments et des émotions; ils sont capables de démontrer un esprit de sacrifice et ils sont doués d’un principe de conscience qui leur donne le désir d’éviter la souffrance et de rechercher le bonheur. Ne pas reconnaître ces faits et considérer les animaux comme des produits de consommation, c’est faire preuve d’une pauvreté d’esprit inimaginable et d’une cruauté sans nom.
Les images ci-dessous se passent de commentaires, avec Koko le Gorille et ses chats, en bas de page, avec le chimpanzé et les tigrons, plus les vidéos!
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