 Les oiseaux
Voyez combien sont joyeux les petits oiseaux, Nullement inquiets, dans les airs, ils sont si beaux ! Ils donnent à l’humain leurs airs de gais lutins, Alarmés, mais toujours heureux de bon matin ; Ils nous font songer à leurs éthers limpides : Petits fous aériens affairés mais pas cupides, Ils se moquent bien de l’éclair et des orages, Ils hument l’air comme la fleur dans le bocage. En haut, ils voient l’habitant et ses vastes terres, En bas, l’homme voit qui meurt, qui l’on enterre ; L’oiseau au cœur léger, esprit élevé qui passe, Sait d’avance le jour de l’homme qui trépasse. La goutte d’eau fraîche bue est pour eux l’océan, Captifs de notre sort qui est pour nous le néant, Tandis qu’ils jouent et frôlent nos tristes maisons, Chantant, ils font surgir dans l’azur nos prisons, Ils font du lombric déterré un vrai festin ; Faisons de nos vers composés notre destin, Soyons l’air, l’azur, l’étoile et tous les oiseaux Qui flirtent avec l’alizé dans les roseaux.
Nina
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