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Alors que certains considèrent le foie gras comme un élément important de la gastronomie française, les milliers de canards et d'oies qui vivent dans la détresse et qui sont massacrés afin de le produire diraient le contraire. Cet « aliment du désespoir » est le produit de considérables souffrances et cruauté. Dans les élevages de foie gras, les employés enfoncent un tube en métal dans la gorge des canards et oies terrifiés et y pompent d'énormes quantités de céréales dans leur estomac, ce qui rend leur foie affreusement engorgé, provoquant une maladie connue sous le nom de « stéatose hépatique ». Comme le foie des oiseaux se développe jusqu'à atteindre 10 fois sa taille normale, il n'est pas rare que les organes internes des animaux éclatent alors qu'ils sont encore vivants. Il n'y a pas de manière élégante pour le dire: le foie gras est le produit d'une innommable infamie. La quantité de cruauté que contient chaque gramme de foie gras est incroyable. Les canards et les oies dans les exploitations de foie gras sont privés d'eau pour nager, et on les empêche d'étirer leurs ailes, de voler ou de faire la moindre chose naturelle et importante pour eux. Ils souffrent de la peur, de maigreur, de problèmes respiratoires, de troubles du comportement et de presque tous les problèmes de santé imaginables. Entassés dans des enclos minuscules ou dans des cages grillagées encrassées par des matières fécales et du sang, les oiseaux se font enfoncer des tuyaux dans la gorge plusieurs fois par jour et sont gavés avec environ 2 kilogrammes de céréales, de maïs et de graisses. Il arrive que les tuyaux percent la gorge des animaux, provoquant une douleur intense et les laissant dans l'impossibilité de boire. Des pompes hydrauliques sont utilisées pour torpiller la nourriture dans les estomacs des oiseaux à un rythme qui peut causer de graves lésions au niveau des tissus ainsi que des hémorragies internes. Les oiseaux devenus trop malades pour se déplacer se font dévorer vivants par des rats et des asticots. Après plusieurs semaines de cette torture presque constante, les oiseaux sont tués, et leurs foies horriblement gonflés et malades sont vendus sur les marchés français et ailleurs dans le monde sous le nom de foie gras. Lorsque les gens découvrent toute la souffrance contenue dans chaque infime portion de foie gras, beaucoup jurent d'y renoncer immédiatement. Un nombre toujours grandissant de consommateurs, de restaurants, de compagnies aériennes, et d'autres entreprises disent « non » à cette nourriture cruelle et dégoûtante. Des chaînes de surfaces alimentaires à travers le monde retirent le foie gras de leur rayons, et de plus en plus de restaurants et de chefs s'engagent à ne jamais servir cette nourriture cruellement produite. Mais bien que l'opinion mondiale s'oriente contre le foie gras, les usines qui torturent quotidiennement les canards et les oies pour sa production défendent de plus en plus haut et fort leur épouvantable invention culinaire. C'est pourquoi nous avons besoin de vous à nos côtés tandis que nous continuons nos campagnes contre le foie gras. Nous mettons en œuvre tous nos efforts pour arriver au jour où la production de foie gras sera bannie dans toute l'Europe. Mais au-delà de toutes nos campagnes, notre succès dépend du soutien de sympathisants de PETA engagés comme vous. Merci de toute votre aide en faveur des canards, des oies, et de tous les autres animaux. Très sincèrement,  Ingrid E. Newkirk Fondatrice PS PETA a besoin de votre aide afin de continuer à informer sur la production de foie gras, et sur toutes les horribles industries dans lesquelles les animaux sont maltraités. Soutenez PETA France pour aider tous les animaux qui ont besoin de notre protection.
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Le foie gras, c'est ça !
Que ce soit en élevage traditionnel ou en élevage industriel, il est impossible de produire du foie gras sans souffrance animale.
Pour obtenir du foie gras, les producteurs rendent volontairement malade une oie ou, le plus souvent, un canard mâle. Deux à trois fois par jour, une énorme masse de bouillie épaisse est injectée dans son estomac. Pour le forcer à avaler cette pâtée, un tube métallique de 20 à 30 cm est enfoncé sans ménagement dans sa gorge.
L'enfoncement brutal du tube provoque des irritations et souvent même des infections douloureuses. De plus, comme l'oiseau affolé se débat, il arrive fréquemment que le tube lui déchire l'œsophage ou même lui transperce le cou.
15 kg de spaghettis en trois secondes, ça vous dit ?
En fin de gavage, un canard qui au départ pesait 4 kg doit avaler de force, chaque jour, 2 kg de pâtée de maïs (l'équivalent, pour un humain, de 30 kg par jour). Cette pâtée est injectée dans son estomac en deux fois (1 kg le matin et 1 kg le soir) en seulement trois secondes à chaque fois.
Au bout de deux semaines de ce traitement, le foie de l'animal atteint cinq à dix fois sa taille normale. Rendu obèse par cette suralimentation forcée et déséquilibrée, les dimensions de son foie hypertrophié rendent sa respiration difficile. Dans les rares cas où il n'est pas déjà encagé, ses déplacements deviennent pénibles, à tel point qu'il finit souvent par se traîner en s'appuyant sur les ailes. Il souffre de diarrhées et fréquemment de maladies hépatiques et digestives (entérites, etc.). Les blessures, les maladies et le stress que doivent endurer ces oiseaux expliquent que beaucoup ne résistent pas à un tel traitement : le taux de mortalité des canards est multiplié par 10 ou 20 pendant la période de gavage. Si le gavage était poursuivi quelques jours de plus, la totalité de l'élevage finirait par en mourir.
Dans la nature, les canards vivent en grande partie sur l'eau. Dans ces élevages, pour les empêcher de fuir à l'approche du gaveur, la plupart sont encagés. Leur cage est si petite qu'ils ne peuvent pas se mettre debout correctement, encore moins y battre des ailes ou même se retourner.
Pour ceux restés vivants jusqu'au bout, la période de gavage se termine par un voyage vers l'abattoir, où ils seront électrocutés puis égorgés.
Les canes subissent un autre sort : elles sont, dès leur naissance, gazées ou broyées jusqu'à ce que mort s'ensuive. Leur crime ? Produire un foie gras moins apprécié des amateurs ...
Les oies et canards ne stockent-ils pas de la graisse naturellement avant d'effectuer leur migration ?
Le canard de Barbarie (race dont sont issus la plupart des canards « mulards » gavés pour le foie gras) n'est pas migrateur ... De toute façon, les oiseaux migrateurs stockent leurs graisses surtout sous la peau (en particulier au niveau de la poitrine) et pas dans le foie ! De plus, l'engraissement avant migration est modéré pour ne pas trop alourdir l'oiseau et lui permettre de voler correctement.
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